CynthiaJe reconnais ma défaite.Je n'ais rien pu faire contre mes sentiments, j'ai déjà été amoureux d'une connasse de raciste, et puis d'une autre qui prostitue maintenant son joli sourire loin, très loin de mes souvenirs, et avant tout ça j'avais même pensé à la même fille pendant huit ans.
Après tant d'échecs à différents degrés, je m'étais promis de haïr tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de l'affection...
...Et je constate que je
suis toujours aussi faible et con.
Ce qui est marrant c'est qu'on a fréquenté le même bahut durant 2 ans et qu'on s'est jamais vu. Et puis il a fallu qu'elle commence à m'envoyer des commentaires sur une
ancienne connerie.
De là, on a commencé à discuter, de tout, de rien, je commençais à la trouver sympathique,
sans plus.
C'est un jeu de cartes qui nous à finalement réunis, par l'intermédiaire de ma s½ur, elle m'envoyait des machins dont j'avais besoin.
Un jour, fatalement, on s'est vus en vrai.
Ses yeux. Oh putain, ses yeux, c'est ce qui m'a frappé en premier. Profonds, pas de couleur particulière, juste une beauté calme contenue dans ces iris polychromes.
Tous ce que j'ai pu lâcher ce jour là, c'est un faible "Salut", et j'me suis cassé, sans rien dire...
Mais bon, pour une fois, j'ai pas fais le con, je n'étais pas encore complètement sur d'être amoureux. Un vrai lien d'amitié s'était tissé,
je ne voulais pas prendre de risque.
Cependant, j'y ais pensé de plus en plus, je pesais le pour et le contre, et puis on s'est vus de plus en plus souvent, Pierre et Melissa me voyaient traîner avec elle, ils faisaient des sous-entendus, ils se doutaient de tout.
Un jour, j'étais sur de mes sentiments.
Cette sensation de fatalité... Je la retrouvais comme un vieil ami que je pensais disparu.
Le coup de l'invitation au cinoche par sms, ça passe ou ça casse, mais au moins on est fixé.Elle a accepté, mais entre temps une de ses copine s'est incrusté et m'a tout raconté, encore de la fatalité, on s'est retrouvés comme deux gros cons, chacun savait tout des sentiments de l'autre.
Cependant ------>
MUTISME TOTALPar contre le jour du ciné, c'est Matthieu- celui dont la copine de Cynthia était amoureuse, et donc celui aussi grâce auquel je l'ais un jour connu, cette gourde- qui m'a poussé au cul. Et il a réussi son coup.
18h22:SLUUUUUUUURP
Maintenant tout va mieux, j'ai quelque chose qui fixe mon esprit. Je suis prêt à nouveau à souffrir et à recommencer à aimer mille fois si nécessaire.
Cynthia, je t'aime.
Tu dois savoir que même si un jour tout
cela finissait, à cause de mes crises
de paranoïa, d'un autre mec
ou de n'importe quelle connerie,
je t'aimerais toujours.
Tu es la première. Moi je
n'ais pas besoin d'écrire ton nom
sur ma main, tu es imprimée dans mon sang.
Ton image est liée à mes souvenirs.
Pierre, Matthieu, Quentin, Florian, Melissa, Johanna, Mathilde, Charlotte, Justine, Sabrina, Marie-Julie,les potes de la Charbonnerie, ceux que j'oublie sûrement... Bizarrement, c'est quand il y a un coup dur dans ma vie que je suis vraiment bien avec eux.
C'est la joie qu'ils apportent autour d'eux qui s'infiltre en moi pour me requinquer.
C'est leur soutien qui a retenu ma main lorsque je me préparais à faire ma connerie suprême.
Que dire d'autre? L'amour c'est éphémère, mais ça revient tout le temps. L'amitié, ça reste bien ancré en place.
Ils m'ont accepté malgré ces putains de choix qui m'écartent de la société, l'amitié c'est avant tout cette preuve d'ouverture et de compréhension.
MERCI...
Papa Quand j'étais petit, je voyais mon père comme un chevalier, il luttait contre le méchant Lepen à coup de manches de pioches.
J'étais fière de lui, et même quand il me téléphonait parfois pour me dire que je ne pourrais pas le voir, je n'arrivais pas à lui en vouloir.
Pendant une époque, je l'ais haïs réellement,
le grand chevalier rentrait parfois complètement torché, il me disait qu'il voulais mourir, que j'étais la dernière chose qui le retenais ici. Il nous harcelait parfois moi et ma mère au téléphone, encore une fois noyé dans la dépression et le whisky de mauvaise qualité.
Désormais, je l'écoute, je suis assez grand pour avoir un nouvel avis, plus critique, il m'appelle parfois de sa cure de désintoxication, il a des projets, il va mieux, mais le vieux chevalier qui a poursuivis son rêve brisé jusqu'au bout va désormais prendre sa retraite.
Je ne pourrais jamais lui en vouloir...
Mon grand-père Increvable.Il a résisté à toutes les merdes que lui a imposé la vie.
Il est venu d'un quartier populaire, il a fait sa culture en quasi-autodidacte, il a vécu 80 ans en voyant son entourage se déchirer (il a pourtant été le seul à garder son sang-froid et à comprendre que la vie continuerais).
Et maintenant un cancer, qu'il est en train de tuer, toujours en gardant le sourire du vieux sage, en contemplant l'horizon, en me racontant que
c'était mieux avant...
Et moi je le suis, je le crois, aveuglément, parce que si un jour il part tout de même, ce sont son sourire et ses mots qui tourneront également dans mon esprit.
Increvable.
...
Tout ce bordel, c'est parce que c'est à ce
moment là, lors de ce premier roulage de pelle, que je me
suis dit qu'une page pleine d'encre et de larmes était tournée, et
qu'il serait temps de faire le point.
Maintenant c'est fait.
Je vais mieux, j'ai grandi, ce jour là.
Bis Bald motherfuckers! (Tiens, ça faisait longtemps!)